“Oui, mais avec un The Phone, je ne peux pas écouter de musique.”
C’est vrai, doudou, tu ne peux pas écouter de musique.
En même temps, à la maison, on a une enceinte, et on écoute volontiers l’ami Jul en famille.
Et puis, sur tes trajets, des décibels dans les oreilles qui t’empêchent d’entendre les voitures, les vélos, les klaxons, les copains qui t’appellent, ou simplement le monde autour de toi… disons que ce n’est pas forcément l’idée du siècle.
Donc non, pas de musique dans les oreilles en permanence. Mais tu verras, parfois, marcher sans bande-son, ce n’est pas si terrible. On peut même entendre les oiseaux. Ou râler intérieurement en paix. C’est déjà pas mal.
“Oui, mais avec un The Phone, je ne peux pas prendre de photos ou faire des vidéos.”
C’est vrai, mon p’tit chat. Tu ne peux pas prendre de photos, ni faire de vidéos.
Déso, mais on va remettre ta carrière d’influenceur à plus tard. Le monde survivra encore quelques années sans tes vlogs.
Et puis, tu as le super Polaroïd que papy t’a offert. Tu peux déjà te créer de vrais beaux souvenirs avec tes copains. Des photos qu’on garde, qu’on accroche, qu’on retrouve dans une boîte quelques années plus tard. Pas seulement 864 photos floues qui dorment dans une galerie jamais triée.
“Oui, mais avec un The Phone, je ne peux pas jouer à Brawl Stars ou Fortnite.”
Mince alors. Maman te prive des jeux les plus addictifs au monde.
Je t’aime très fort, mais les conflits pour “encore cinq minutes”, “juste une dernière partie”, “mais tous mes amis sont connectés”, je préfère les éviter. Parce qu’on sait très bien comment ça commence : une petite partie rapide. Et comment ça finit : un débat diplomatique de 45 minutes au milieu du salon.
Alors oui, tu ne pourras pas jouer sur ton téléphone.
Mais bonne nouvelle : on a toujours des cartes, des jeux de société, des ballons, des livres, des copains, des cousins, des idées, et même parfois des parents disponibles. Allez, viens, on se fait un Time’s Up.
La carte ultime pour vous attendrir : ne vous faites pas piéger
“Mais avec un The Phone, je ne peux même pas avoir accès à Pronote ni aux groupes WhatsApp de la classe !”
Alors là, attention. C’est souvent le moment où votre enfant tente la carte de la responsabilité scolaire. Celle qui donne presque l’impression que, sans smartphone, il va rater sa scolarité, son orientation, son avenir, et peut-être même le brevet.
Voyons, maman a tout ce qu’il faut. On a même un ordinateur à la maison pour vérifier ensemble les devoirs, les notes, les messages importants, les changements d’emploi du temps et tout ce qui mérite vraiment d’être consulté.
Et pour WhatsApp, je te garantis que je te rends service. Parce que les “bip bip” incessants, les débats interminables sur une interro, les captures d’écran, les “t’es là ?”, les “réponds”, les “pourquoi t’as vu mais pas répondu ?”… tout ça va vite te rendre fou.
Tu auras bien le temps d’entrer dans les groupes WhatsApp. Et franchement, il n’y a aucune urgence.

Alors oui, avec un The Phone, on ne peut pas tout faire
Et c’est précisément l’idée.
Avec un The Phone, on peut téléphoner et envoyer des SMS. Rien de plus. On revient à l’essentiel : joindre ses parents, prévenir en cas de besoin, gagner un peu en autonomie, sans ouvrir trop tôt la porte à Internet ou aux réseaux sociaux.
Ce n’est pas un manque. C’est un choix. Celui de leur offrir un premier téléphone qui rassure, sans les faire entrer trop vite dans tout ce qui capte leur attention.
Parce qu’à force de digitaliser la vie avec un tas d’applications pour se divertir, trouver son chemin, suivre les devoirs, consulter les notes ou badger dans les transports on finit par rendre le quotidien dépendant d’un seul appareil.
Et quand tout passe par le smartphone, nos enfants finissent par croire que, sans lui, ils seront démunis.
Avec The Phone, ils restent connectés à leurs proches, sans être déconnectés de la vraie vie.
Et finalement, c’est peut-être ça, le plus beau cadeau qu’on puisse leur faire : leur laisser encore un peu de temps avant le grand plongeon dans l’hyperconnexion.

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